- Son histoire
- Plan et architecture
- Les voûtes
- Le chœur
- La chapelle saint Joseph
- La chapelle du Sacré-Cœur
- La chapelle sainte Germaine
- La chapelle sainte Thérèse
- La chapelle de Notre Dame
- La chapelle saint Jean le baptiste
- La chapelle des fonts baptismaux avec le placard marqueté
- La chaire
- Le bénitier
- Les chapiteaux gothiques
- Les 4 statues évangéliques
- Les tableaux
- Le tableau : Ecce Homo
- Contacts
Son histoire

L’église paroissiale, située aujourd’hui sur la place André Maurette, fait partie des édifices les plus anciens du village. Elle a été construite au cours de la seconde moitié du 15e siècle, le clocher ayant été rebâti au milieu du 16e siècle.
Une première église a été construite après la fondation de la bastide en 1257, au même endroit. La partie inférieure du clocher bâtie en pierre et du premier escalier en vis intégré dans une maçonnerie elle-aussi entièrement en pierre menant au premier étage du clocher sont peut-être des vestiges de cette première église.
Une église appartenant aux Hospitaliers dans les environs est mentionnée depuis le 12è siècle, mais rien n’indique qu’il s’agissait de cette première église.

Lors de l’édification de l’enceinte fortifiée en 1356, l’église s’est retrouvée en dehors de la bastide.

L’église a été reconstruite en brique dans le style gothique méridional au cours de la seconde moitié du 15è siècle. Des peintures et une partie de la charpente dateraient de cette époque également.
Le clocher date de la moitié du 15è siècle (on peut lire les dates de 1546 et 1554 sur des pierres).

Des transformations ont été apportées au 17 et 18è siècle.
Le cimetière était situé du côté nord de l’église jusqu’aux années 1840.
Plan et architecture

L’église est orientée, c’est à dire que son axe est dirigé vers l’orient, avec le chœur, là où se tiennent l’autel et le prêtre, à l’est.
Elle est composée de 7 chapelles positionnées entre les contreforts, un couloir au nord pour accéder à la nef à l’abri et d’un clocher-porche.

Le clocher est composé de huit pans dédoublés par une colonnette médiane interne. Il s’agit d’un modèle de transition apparu avant les clochers à 16 côtés.
L’abside comporte 5 pans.



L’arche du porche, de style roman, pourrait constituer un vestige de la première église, construite à la fondation de la bastide au 13ème siècle ?
Cette partie inférieure du clocher est bâtie en pierre et la maçonnerie du premier escalier pourrait contribuer à le penser.


Une flèche octogonale domine le clocher.

Les voûtes
Les voûtes de la nef comportent des moulures à liernes et tiercerons.

Les décoration de la voûte et du choeur ont été peintes par l’artiste italien Morelli, sur commande du curé Roquelaine en 1845.
L’œuvre respecte les figures gothiques de l’église, mais le style semble trop rappeler le classicisme italien des frères Pedoya par exemple, ce qui ne plaît pas au chevalier Dumège en charge de l’inspection en vue d’un classement en monument historique. Selon lui ce n’est pas homogène avec le reste du monument. L’auteur éprouvera à cause de cela des difficulté pour se faire payer.

Le chœur

Le Chœur est polygonal et comporte quelques vitraux contemporains. Il comprend le maître-autel en marbre polychrome portant sur un écusson le monogramme de saint Sulpice, d’esprit Louis XVI, surélevé au 19è siècle.

Le maître-autel est complété par un retable (décors sculptés derrière l’autel) de marbre blanc très ouvragé et un ciborium, plus tardif.
Le tableau central derrière le maître-autel date du début du 19è siècle est attribué au peintre Fauré.
Sur les pans de grands tableaux – des ex-voto (offrande votive (liée à un vœu) faite à un dieu en demande d’une grâce ou en remerciement d’une grâce) – retracent certains passage de la vie du village.


Le tableau « Délivrance de la ville » est une peinture à l’huile sur toile de 1857 du peintre Antony Guiraud.
Il indique la date de 1522 et représente deux armées qui s’affrontent devant la porte Est. L’église, la place et ses maisons à couverts sont visibles en fond.
A droite ce sont des soldats de l’armée espagnole, vêtus d’armures et de casques. A gauche il s’agit en premier plan d’un soldat de l’armée française avec une croix sur le plastron de son armure.
Saint Sulpice est représenté sur une nuée et semble faire baisser les armes aux belliqueux.
Il s’agit probablement des prémices des guerres de Religion dans la région, les soldats espagnols pouvant être associés à Jeanne d’Albret (reine de Navarre et comtesse de Foix), liée aux huguenots.
Il est parfois évoqué dans la littérature que le tableau évoque la prise d’assaut de la ville par le redoutable capitaine religionnaire Vindrac, mais la date semble ne pas correspondre avec ces dates (fin du 16ème et début du 17ème siècle). A moins qu’il s’agisse d’une erreur du peintre ou de ses commanditaires.

Le tableau : « Cérémonie d’un vœu fait par les habitants de St Sulpice en 1725 » est une peinture à l’huile sur toile peinte également par le peintre Antony Guiraud en 1857.
Il représente les habitants et le prêtre priant. L’église apparaît en font. La Vierge, sur une nuée, regarde la scène.
Le buste reliquaire de Saint-Sulpice a été acheté par le curé Roquelaine au début du 19ème siècle pour honorer l’évêque de Bourges représenté avec ses attributs épiscopaux. Il s’agit ici de « Saint-Sulpice le sévère » mort en 591 alors que le nom du village viendrait plutôt de Saint-Sulpice le pieux, mort en 647. Ce dernier a prêté son nom à de nombreuse églises, chapelles et communes, contrairement à Saint-Sulpice le sévère avec qui il a souvent été confondu.

Le buste fait partie des nouvelles décorations et des travaux d’embellissement effectués en vue de la réception solennelle des reliques de Saint-Sulpice en 1834. Ces décorations dissimuleront parfois des décorations plus anciennes. Un ostensoir en bois doré avait également été acheté pour l’occasion.
La chapelle saint Joseph
La chapelle se situe côté nord, côté porche. Elle a été constituée au 19è siècle. Elle était autrefois dédiée à saint Sulpice.



La magnifique clôture (ou appui de communion) en fer forgé et tôles repoussées seraient de style Louis XVI mêlé à du style Louis XV (courbes, volutes et feuilles d’acanthe). Elle pourrait être l’œuvre de du maître serrurier Bernard Ortet.

Les vitraux sont signés Blancat (Jean-Louis-Antoine Saint-Blancat, Louis Saint-Blancat, est un peintre-verrier du 19ème siècle).



La chapelle du Sacré-Cœur
La chapelle se situe côté nord, côté chœur. Elle était autrefois dédiée à saint Roch.


Une dalle funéraire se situe aux pieds de l’autel.


Il s’agit de celle de Nicolas d’Heliot, avocat au parlement de Toulouse et ancien capitoul (magistrat municipal de Toulouse qui siégeait au Capitole au Moyen Âge et sous l’Ancien Régime). Mort en octobre 1772 dans son château de Gazaillas. Ses armoiries sont gravées sur la dalle, avec une tête de mort ailée et une épitaphe en latin.

Une statue en bois polychrome du 17è siècle à l’image de saint Caprais siège dans la chapelle.

La chapelle sainte Germaine
La chapelle se situe côté sud, près du Chœur.

Sa voûte est basse et repose sur des pièces sculptées de motifs essentiellement végétaux à l’origine polychromes.



La chapelle sainte Thérèse
La chapelle se situe côté sud, entre la chapelle de sainte Germaine et la chapelle de Notre Dame.

Il s’agit d’une petite chapelle avec une série de chapiteaux historiés, liés probablement à la dévotion de saint Jacques.



La chapelle de Notre Dame
La chapelle se situe côté sud, entre la chapelle de sainte Thérèse et la chapelle de saint Jean le Baptiste.

Les peintures à la chaux, datables de la fin du 15e siècle ou du début du 16e siècle (à la construction de l’église), ont été découvertes en 1954 et restaurées et repeintes une première fois à ce moment par le peintre d’icônes Nicolas Greschny puis en 1999 par la restauratrice Françoise Tollon en 1999.
Des sondages ont permis de dégager le placard autrefois réservé au bassin du purgatoire.

Fresque « le paradis » : les élus accèdent au paradis et à la maison de Dieu, figurée sous les traits d’une demeure du 15ème siècle.

Fresque « L’enfer » : les damnés poussés par les diables dans la gueule d’un Léviathan.


La chapelle saint Jean le baptiste
La chapelle se situe au sud, entre la chapelle de Notre Dame et la chapelle des fonds baptismaux. Elle a été grandement restaurée au 19è siècle.

Elle comprends des plaques et des tableaux commémoratifs des morts de la premières guerre mondiale.



Deux tableaux commémoratif des morts de la guerre de 1914-18 ont été produit : un laïque et un par la paroisse.



La chapelle des fonts baptismaux avec le placard marqueté
La chapelle se situe au sud-ouest. Les fonts baptismaux sont des mobiliers ecclésiastiques utilisés pour le baptême, notamment la cuve qui sert à recevoir l’eau du baptême.

La chapelle comporte une inscription en caractères gothiques sur la clé de voûte portant une date du 16ème siècle.

Un placard marqueté (ou armoire murale) de type renaissance y est exceptionnel.

La chaire
Une chaire est positionnée entre les deux chapelles face nord. Le dossier est en faux marbre. Un abat-voix (plafond) est décoré de rayons dorés et d’une colombe.


Le bénitier

Le bénitier en marbre est daté de 1544 (marqué sur le pied). Le pied est en forme de balustre et a été remonté à l’envers. La cuve est de forme octogonale à l’extérieur pour vocation baptismale et de forme circulaire à l’intérieur.

Il devait être couvert d’une pièce aujourd’hui disparue.
Le bénitier est décoré d’écussons portés par des personnages stylisés ou par des chimères symétriques, ailées à tête d’animal ou humaine et barbue avec un corps de griffon.

Les armoiries, certainement celles du roi de France, on été bûchées (saillies et reliefs supprimés) à la Révolution.

Il dissimule les chiffres 1,3 et 4 formant une suite significative
- 1 : Dieu
- 3 : l’âme, la trinité
- 4 : le corps
Les chapiteaux gothiques
L’église présente des chapiteaux sculptés avec des bestiaires fantastiques ainsi que classiques pour la plupart.

Il en est un aux motifs de sculptures étrange.

Celui-ci comporte des symboles liés au baptême avec des coquilles St Jacques, ou à la résurrection ? Les personnages qu’il comprend sont étranges.
Les 4 statues évangéliques
Quatre statues évangéliques sont de qualité mais globalement en mauvais état, mise à part celle de saint Matthieu. Elles sont à l’effigie de saint Matthieu, saint Jean, saint Marc et saint Luc. Elles sont en terre cuite du 17è siècle. Elles sont constituées de trois blocs superposés. Elles étaient cachées dans les niches du chœur derrière les ex-voto.
Un bail à besogne a été conclu en 1766 entre le sculpteur François Lucas (1736-1813) et le curé de Lézat, pour faire en terre cuite « quatre statues représentant les quatre évangélistes avec leurs attributs, de la hauteur de cinq pieds deux pouces » pour 300 livres. Ces quatre statues ont pu être transportées à Saint-Sulpice-de-Lèze au moment de la Révolution.





Les tableaux
Le tableau : Apparition de Nuestra senora del Pilar
Il s’agit d’une toile représentant l’apparition de Notre-Dame du Pilier, motif d’influence espagnole. Le tableau date du 17e ou du 18e siècle. C’est une peinture à l’huile sur toile.
L’apparition de Nuestra senora del Pilar (Notre Dame du Pilier) se serait produite à saint Jacques le Majeur à l’an 40.

La Vierge, portant l’Enfant Jésus sur ses genoux, est située au centre de la composition. Elle est entourée d’une nuée et repose sur un pilier. Saint Jacques le Majeur est agenouillé au pied du pilier, à gauche. Il porte les attributs du pèlerin (bourdon, chapeau, tenue de voyageur). Un autre personnage est agenouillé à droite. Ce dernier a les bras croisés, en recueillement.
Le tableau : Ecce Homo
Il s’agit d’une toile du 18e siècle. Elle a été agrandie et placée dans le cadre actuel au 19e siècle. C’est une peinture à l’huile sur toile.

Les quatre personnages sont représentés en pied. Jésus, couronné d’épines, a les mains jointes. Il est encadré par deux bourreaux. Celui situé à sa gauche est un soldat romain, l’autre lève un fouet dans sa main droite. Pilate est représenté à la droite et désigne Jésus de sa main gauche. Ecce homo est une expression latine signifiant « voici l’homme » qui est prêtée à Ponce Pilate.
Contacts
Association Saint-Sulpice Patrimoine
Hôtel de ville
31410 SAINT-SULPICE SUR LEZE

